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Petite histoire de l'autopartage

David A.
Par David A. - 15/11/18 09:46

L’autopartage peut être définit comme un écosystème dans lequel un groupe d’individus ayant souscrit à un abonnement utilise un parc de véhicules mis à sa disposition. Avec l’autopartage, il n’y a plus vraiment de voiture individuelle, mais des automobiles à la disposition d’une communauté d’abonnés. La communauté utilise le véhicule selon les besoins de chaque membre et ne paie que pour sa propre utilisation.

Si la tendance à l’autopartage connaît un essor formidable depuis 10 ans, des leviers de croissance sont encore à trouver. La télématique embarquée peut-elle apporter des solutions ?

 

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Tous pour l’autopartage

 

L’autopartage constitue évidemment une pratique vertueuse d’un point de vue financier car elle permet aux utilisateurs de payer uniquement pour l’usage, et au loueur de « partager » avec les utilisateurs les frais liés au véhicule : assurance, frais d’acquisition, maintenance, etc. En outre les collectivités urbaines plébiscitent ces solutions car elles permettent de réduire le nombre de véhicules sur la route et garantissent à terme une circulation plus fluide au cœur des agglomérations.

 

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L’autopartage a 50 ans !

 

Et oui, c’est en 1948 que fut créée la première organisation d’autopartage à Zurich : SEFAGE (Selbstfahrer Genossenschaft) que l’on peut traduire par Club des conducteurs. Trois ans plus tard, l’ingénieur Français Jacques D’Welles eu l’idée de déployer un service de voitures partagées dans un texte précurseur : « A propos de circulation urbaine - publié dans la revue Urbanisme de 1951 » !

Des systèmes comparables à ce que l’on appelle aujourd’hui l’auto-partage ont été mis en place dans les pays de l’est dans les années 50. Néanmoins il faudra attendre 20 ans avant de voir le lancement d’expériences pilotes parmi lesquelles le projet Minicar Transit System à Philadelphie, ainsi que le projet Procotip à Montpellier, le projet Witcar à Amsterdam et enfin le projet STAR à San Francisco. En 1987 c’est encore à Zurich que naît la coopérative ShareCom qui deviendra le système national d’autopartage Mobility Car Sharing. Un an après, l’Allemagne se lance elle aussi dans l’autopartage avec le service Stattauto. Pour la France, c’est en 1998 que se lance la première organisation d’autopartage, la Caisse Commune à Paris, suivie en 1999 par Auto’trement à Strasbourg, puis évidemment Autolib' dans l’agglomération urbaine parisienne.

 

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L’autopartage aujourd’hui…

 

L’autopartage connaît actuellement 3 principales typologies :

  • L’autopartage en boucle retour, consiste à emprunter un véhicule dans une des stations dédiées à ce service ou au lieu où un particulier l’a mis à disposition d’un abonné, puis de le restituer sur cette même station.
  • L’autopartage One Way, est assez proche de la forme en boucle mais l’utilisateur peut laisser le véhicule dans n’importe quelle station. Il est donc indispensable de bien analyser et approvisionner les zones à fortes demandes.
  • Le free-floating consiste à mettre à disposition des utilisateurs, des véhicules en libre-service à l’intérieur d’une zone délimitée. La flotte de véhicules de l’opérateur sera ainsi toujours présente dans cette zone en perpétuel mouvement, d’où son nom « free-floating ».

 

Quels enjeux pour l’autopartage…

 

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Les opérateurs connaissent des enjeux similaires à ceux des gestionnaires de flottes automobiles. Toutefois, ils paient des forfaits d'assurance assez élevés. Aujourd’hui, les assureurs n’ont pas assez de données pour identifier précisément le comportement individuel des assurés. D’autre part, les loueurs ont également besoin d’être rassurés quant au comportement de conduite des abonnés. Les solutions de télématique embarquée telle que proposées par Drive Quant peuvent permettre aux opérateurs d'autopartage de mieux évaluer le comportement de conduite de leur communauté. En particulier par le scoring conducteur que propose, en outre, DriveQuant. Si le conducteur utilise en permanence une application de télématique embarquée, il peut se prévaloir d'un bon comportement de conduite évalué sur des données objectives et reposant sur des lois physiques immuables. L'opérateur est éventuellement à même de lui proposer à terme, d'individualiser ses primes, et donc des tarifs plus compétitifs qui permettraient aux opérateurs de fidéliser les meilleurs conducteurs.

 

Autopartage et télématique embarquée : des destins liés…

 

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Le concept d’autopartage est effectivement devenu une réalité pour le grand public avec plus de 12 millions de membres à travers le monde en 2020, et un marché qui connaît une croissance fulgurante de plus de 41,35% par an. Le service Parisien Autolib, lancé en 2011 avait totalisé 18 millions de locations en 2016, les fameuses « Blue Car » de Bolloré avaient parcouru plus de 165 millions de kilomètres. Cependant la traçabilité et le rating objectif du conducteur restent des enjeux à maîtriser pour tous les opérateurs. La mise en service de solutions de télématiques pourrait les aider à maîtriser ces coûts et à inciter plus de propriétaires à mettre en location leur véhicule, offrant ainsi le relais de croissance si attendu par les opérateurs.

 

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