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La Minute Tech : Comment fonctionne la détection automatique d'accident ?

03/10/2022 • Valentin Juillard

INTRODUCTION

En complément de ses services d’analyse du style de conduite et de prévention par le coaching, DriveQuant propose une solution de détection automatique d’accident.

Ce service bénéficie à la fois à l’assuré et à l’assureur :

  • L’assuré est contacté immédiatement après un sinistre et pourra être assisté en fonction du contexte et de la sévérité de l’accident.

  • L’assureur est informé plus rapidement de l'occurrence d’un sinistre et sa gestion s’en trouve accélérée grâce aux éléments contextuels fournis par notre plateforme.

QUELS SONT LES COMPOSANTS DE LA DÉTECTION AUTOMATIQUE D’ACCIDENT ?

La solution de détection automatique d’accident comporte trois composants qui interagissent entre eux :

1 - DriveKit, notre SDK, enregistre les données d’un trajet et collecte plusieurs données stratégiques lorsqu’un choc est détecté.  

2 - Des algorithmes de traitement du signal et de classification capables d'analyser les mesures des capteurs du smartphone et de déterminer une probabilité d'accident. 

3 - Un ensemble cohérent de webservices qui alertent le conducteur, aident l’opérateur d'assistance à prendre la bonne décision et fluidifient le traitement par les gestionnaires de sinistre.

QUELLES SONT LES DONNÉES UTILISÉES POUR DÉTECTER UN ACCIDENT ?

Notre technologie est universelle et simple car elle s’appuie sur les données issues des capteurs d’un smartphone. Les données remontées sont suffisamment riches pour détecter et contextualiser les conditions d’un accident de la route.

La détection automatique d’accident s’appuie notamment sur les capteurs suivants :

  • Le capteur GPS mesure la vitesse, la direction de déplacement ainsi que les coordonnées du véhicule. Ces informations sont échantillonnées toutes les 1 secondes. Cela permet d'analyser avec précision la trajectoire du véhicule et d’obtenir des grandeurs indispensables pour contextualiser l’accident. Notre plateforme est ainsi en mesure de remonter les informations suivantes : la trajectoire avant le choc, le freinage, la vitesse à l'instant de la collision, la décélération consécutive au choc ou encore un changement de cap indiquant une sortie de route.

  • L’accéléromètre mesure les accélérations qui s’appliquent au smartphone suivant les trois axes de son référentiel. Les accélérations sont échantillonnées à 100 Hz et ré-orientées dans le référentiel terrestre afin de mesurer l’intensité de l’accélération consécutive à un choc dans un plan parallèle à la route.

  • Les smartphones sont pour la grande majorité d’entre eux équipés d'une centrale inertielle qui comprend un gyromètre et un magnétomètre en plus de l’accéléromètre. Les données issues de ces capteurs sont combinées aux accélérations et permettent de mesurer l’orientation du téléphone dans l’espace afin de reconstruire sa position avant, pendant et après l’accident. 



Exemple de mesure d’accélérations suivant les trois axes du référentiel d’un smartphone

 

Pour avoir une image encore plus précise des circonstances de l’accident, notre SDK DriveKit enregistre également d’autres paramètres tels que la luminosité de l’écran, l’activité détectée par le téléphone ou encore les variations de pression dans l’habitacle. Toutes ces informations aident à reconstruire le contexte de l’accident et contribuent à répondre à des questions déterminantes telles que : le conducteur a-t-il utilisé son téléphone avant la collision ? Si oui, était-il en train de passer un appel ? L’airbag du véhicule s’est-il déployé ?

Ces données sensibles pour un assureur ne peuvent pas être remontées par les boîtiers télématiques traditionnels, c’est pourquoi nous avons privilégié la télématique smartphone.

COMMENT UN ACCIDENT EST-IL DÉTECTÉ ?   

La confirmation d’un accident se déroule en plusieurs étapes.

 

SDK → CLASSIFIEUR

D’abord, lorsque notre SDK DriveKit détecte qu’un trajet est en cours, il déclenche automatiquement l’analyse du comportement de conduite. Ceci est complètement transparent pour le conducteur car l’application tourne seule en arrière-plan. 

Dès lors qu’un trajet est en cours d’analyse, le SDK analyse continuellement l’amplitude de l'accélération. Ainsi, en fonction de l’intensité de ce signal, il est en mesure de détecter une collision probable.  

Si un choc est détecté (voir graphique ci-dessous), notre SDK transmet les données de l’évènement à notre plateforme d’analyse pour deux raisons : 

  • Les traitements réalisés sont plus complexes et nécessitent une puissance de calcul supérieure ;
  • Les données sont conservées pour établir des rapports d’accident.

 

Courbes de données d’un accident : on note une forte décélération en quelques secondes et un choc.

 

La plateforme d’analyse vérifie alors la qualité des données, applique des traitements sur les signaux et transforme les données brutes en indicateurs sensibles pour caractériser l’accident. Nous utilisons plus d'une vingtaine d’indicateurs extraits de la vitesse GPS et de l’accélération pour distinguer un accident d’une fausse alerte.

Ces indicateurs alimentent un classifieur qui va à son tour déterminer la probabilité d’accident sur la base de modèles entraînés à partir de base de données de collisions labellisées qui sont soit des accidents, soit des faux positifs.

 

CLASSIFIEUR → SUPERVISEUR

La probabilité calculée par le classifieur est ensuite vérifiée par un superviseur qui comprend des règles (paramétrables en fonction du besoin) pour confirmer l’accident. Les règles reposent sur la valeur de la probabilité mais également sur des grandeurs additionnelles dont l'objectif est de rejeter les faux positifs (des collisions mesurées qui ne sont en réalité pas des accidents). Il s’agit la plupart du temps d’une chute du téléphone, d’un secouage ou d’une manipulation brutale par le conducteur.  

Récapitulatif du process de détection

QUELS SONT LES CAS D’USAGE EN CAS DE SINISTRE ? 

La détection automatique d’accident est un outil d’alerte et d’aide à la décision qui a pour objectif de réduire toutes les incertitudes liées à un sinistre et sa gestion. Elle bénéficie donc à plusieurs acteurs.

CÔTÉ CONDUCTEUR

Si un accident est confirmé, le SDK DriveKit déclenche une notification au conducteur pour vérifier son état de santé et lui demander de confirmer le sinistre. Le SDK envoie la réponse au gestionnaire d’assistance ou lui indique une absence de réponse. Ces informations sont ajoutées aux rapports d’accident.

CÔTÉ ASSUREUR

Les données de l’accident sont envoyées et analysées par tous les acteurs impliqués dans le traitement d’un accident chez l’assureur : 

  • Les opérateurs d'assistance peuvent accéder aux données d’un accident immédiatement après le choc via une interface web. Cet outil les aide à prendre la bonne décision : faire intervenir les secours ou proposer un dépannage.

  • Les gestionnaires de sinistres peuvent consulter les données de l’accident via la même interface ou accéder à des données encore plus riches via des API. Si l’assuré déclare un sinistre ultérieurement, le gestionnaire dispose d’une API d’interrogation pour vérifier si un accident déclaré par un assuré correspond à une collision enregistrée par notre plateforme.

 

CONCLUSION

Notre solution de détection automatique d’accident est universelle car basée sur les données issues des capteurs des smartphones et efficace car elle accélère considérablement la prise de décision pour aider l'assuré et gérer son sinistre. Pour déployer cette fonctionnalité dans votre compagnie d’assurance, contactez-nous